Société en mouvement

Cercle de réflexion

Quels liens entre l’école et l’entreprise ?

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Laurent Bigorgne est venu nous présenter les  réflexions de l’Institut Montaigne autour de l’apprentissage, et les discriminations religieuses à l’embauche. 2 rapports à lire de toute urgence !

 

                        

 
« UNE NOUVELLE AMBITION POUR L’APPRENTISSAGE :10 PROPOSITIONS CONCRÈTES 1
L’alternance (professionnalisation et apprentissage2) s’est considérablement développée en France puisque le nombre de jeunes en alternance a triplé depuis le milieu des années 1980.
De ce fait, la proportion des jeunes de 16 à 25 ans en alternance dans notre pays est désormais supérieure à la moyenne de l’OCDE. Cela étant, plusieurs raisons militent fortement pour une amplification du mouvement : l’apprentissage évite le décrochage des jeunes en leur proposant une véritable formation qualifiante.
Alors que chaque année 120 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, la formation en alternance constitue un mode de formation alternatif qui permet aux jeunes de se former à des métiers concrets et d’apprendre à interagir dans un univers collectif en développant leurs savoirs être et savoirs faire au sein de l’entreprise ; l’insertion durable des jeunes peu qualifiés sur le marché du travail reste plus difficile en France que dans les pays européens les plus performants dans ce domaine, qu’elle soit mesurée par le taux de chômage ou par la durée entre l’entrée sur le marché du travail et l’obtention d’un premier CDI.
Dans ce contexte, l’alternance, qui facilite considérablement l’insertion professionnelle est de toute évidence une réponse très adaptée à ces difficultés ; contrairement à la majorité des pays qui ont un salaire minimum dédié aux jeunes, la France a fait jusqu’à présent le choix de ne pas instituer de « SMIC jeune », ce qui écarte de l’emploi durable une grande majorité de jeunes sans qualification.
Cette barrière du SMIC est parfaitement documentée par les travaux d’économistes de toute obédience. Le fait que 30 %des jeunes en emploi sont rémunérés au SMIC conforte évidemment cette thèse. Dans ce contexte, l’alternance fait d’une pierre deux coups : il est un moyen socialement acceptable de modérer le salaire et le coût du travail pour des jeunes peu ou pas expérimentés, tout en élevant leur niveau de qualification et, partant, leurs perspectives d’embauche.

http://www.institutmontaigne.org/fr/publications/une-nouvelle-ambition-pour-lapprentissage-dix-propositions-concretes

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